C’est grave, docteur?

 

Mes années d’étude ont été très mouvementées! J’ignore, cependant, si le terme « mouvementées » est adéquat. Non…disons plutôt « tourmentées ». Cela sonne mieux. Je devais être dépressif, oui, c’est ça, dépressif…!

Oh j’ai derrière moi un étrange palmarès…! A la fac, je m’ennuyais à mourir, et j’étais seul dans une ville inconnue. J’aurais dû en profiter pour faire la fête, visiter, découvrir! et c’est ce que j’ai fait. Il y avait un hic, au niveau de la fac: je ne supportais pas le stress. Molto problematico!!! Il y avait des cours que je séchais, parce que je savais qu’on risquait de m’interroger à l’oral. Et c’était ma hantise. Par conséquent, mon temps libre était élargi…et ma liberté,très culpabilisante. Mes parents ignoraient mes séchages de cours, et de mon côté, je ne leur en soufflais pas un mot.

J’étais mal dans ma peau, à cette époque-là. Aussi avais-je décidé de me rendre malade. C’étaient les premiers symptômes d’un grand trouble intérieur: je n’arrivais pas à extérioriser mes émotions, et peu à peu, elles prenaient la forme d’un volcan en ébullition…jusqu’au moment où la valve sautait: c’était alors l’implosion.

Ma première implosion, ça a été de mélanger du Daquin et de l’eau. J’ai bu le « breuvage », et je n’ai pas été malade du tout. Piètre résultat…

A la deuxième implosion, j’ai avalé 20 médocs. Puis, un autre jour, 40. Et plus tard, 60. Cette fois, j’ai été malade. Je voulais tuer cette chose en moi qui me faisait mal, et somme toute, c’est mon corps que j’avais atteint. J’ai envoyé un message à mon frère, il a appelé ma mère, et je l’ai eue au téléphone. HOOOOU! la criiiiiiise!

A la troisième implosion, je me suis à moitié étranglé avec une écharpe, et presque asphyxié en mettant ma tête dans un sac-plastique jusqu’à ce que ma tête menace d’exploser. Il fallait que j’aie mal, pour que mes émotions se calment…!

Après cela, j’ai compris une chose: inutile d’aller plus loin, il fallait que je trouve un moyen de m’évacuer toutes ces tensions intérieures…un moyen classique, connu, pas un truc qui mettrait ma vie en danger!

Alors j’ai viré dans l’automutilation. Je me griffais la peau, et personne ne le savait.

Par la suite, il y a eu une période de creux. Plus d’implosions. J’avais arrêté l’automutilation, et ça allait mieux.

Cependant…ça n’a pas duré. Un jour j’ai bu de l’encre de stylo mélangée à de l’eau, puis j’ai ingéré une centaine de médocs et là, j’ai eu des hallucinations pendant quelques heures…UN TRUC DE FOUS! Mais personne n’en a rien su, du moins, pas sur le moment.

J’ai failli me pendre, et puis la dernière bêtise que j’ai faite, ça a été de me plonger dans un lac dont l’eau était gelée…

A la fin de cette longue aventure, je m’automutilais jusqu’au sang, et je le faisais même à l’université. C’était horrible, mais il fallait que je voie mon sang, et je faisais même des dessins avec..

Hormis cela, je buvais de plus en plus…La situation devenait critique.

J’ai fini par aller voir un psy, sur Paris. Et j’ai pris cette décision seul, soutenu par ma cousine et une amie.

Ensuite…je suis rentré sur Rouen, et parfois je menace de péter les plombs. Avoir 26 ans et vivre encore chez ses parents, c’est dur dur…pour un indépendant-né.

 

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Une place pour l’allemand?

J’ai un emploi du temps super-chargé. A la maison, je n’arrête pas de lire, d’aller sur mes boîtes mail, d’effacer des spams. Dans mon bain, je lis ou j’écris. Aux toilettes, je lis ou j’écris. Seul le piano m’écarte de ces « drogues »…et je passe devant mon clavier des moments d’émotion, attiré que je suis par les compositeurs romantiques: Liszt, Chopin, Schumann, mes compagnons de détente.

Travailler à la maison, c’est mon truc. L’école, l’université, beurk. Je n’aime pas y mettre les pieds.

J’ai commencé à apprendre l’italien seul, à 12 ans et demi, et ensuite, puisqu’il semblait que cette méthode était prometteuse, je me suis intéressé au portugais ( j’en ai été dégoûté à la fac ), à l’allemand ( j’y reviens ), au néerlandais, au grec ancien et moderne, à l’arabe ( un peu ) – je lève les yeux et regarde sur mes étagères, à la recherche d’un livre de langue – au créole, et enfin à l’hébreu ( que j’aime beaucoup  ), sans oublier le norvégien, le suédois, le polonais…, les langues du Nord, quoi.

A l’école, et plus particulièrement au collège, j’ai appris l’anglais comme tout le monde, et l’espagnol ( que j’ai en partie oublié ).

Voilà mes occupations favorites.

 

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